Temps de crise : abandonner son statut de freelance ?

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Temps de crise : abandonner son statut de freelance ?

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C’est une question légitime vis à vis des évènements de ces derniers mois… Et je suis sûr que cette pensée a déjà traversé l’esprit de nombreux freelances (c’est mon cas).

On ne peut pas leur en vouloir, la crise sanitaire est sur le déclin et laisse sa place à une crise économique dont on ne sait pas encore l’ampleur. Mais, évidemment, les premiers à sauter sont ceux qui sont les plus faciles à faire sauter… Les contractuels par exemple.

Comme moi, beaucoup d’indépendants font face à un manque de contrats ou à des baisses de TJM.

Mais est-ce qu’abandonner son indépendance pour retourner dans le salariat est vraiment une bonne idée? Je vais essayer de répondre à cette question délicate.

Pas de bonne réponse

Il n’y a pas de réponse universelle à cette question. Pour certains, ça sera une quasi obligation, d’autres s’en sortiront en gardant leur statut facilement.

Pourquoi ? Car nous, freelances, n’avons pas tous les mêmes vies. Certains ont des conjoints, enfants, prêts… Et la pression financière se fera très vite ressentir en cas de manque de mission.

D’autres n’ont que peu de charges fixes, sont célibataires et sans enfants.

Certains ont le besoin compulsif de dépenser tout l’argent qu’ils gagnent – d’autres ne sont pas du tout dépensiers et ont 6 mois d’économies devant eux.

Personnellement, je fais partie de la deuxième catégorie dans les deux cas. Mon rythme de vie (digital nomad) m’impose une vie avec très peu de charges et m’empêche de faire des achats inutiles (la plupart du temps) ; je n’ai donc pas tellement d’inquiétude sur mon futur à court terme.

Quant à celui à long terme, je reste positif sur l’avenir des freelances.

Un retour vers le saint CDI

Si on fait partie de la catégorie des freelances à responsabilité et/ou dépensiers, le recours au CDI est évidemment une idée qu’il faut prendre en considération en cas d’absence de contrat/revenus.

Ça peut même devenir une obligation pour certains.

Le statut de freelance est avantageux sur bien des points, mais s’il a bien une faiblesse, c’est celle de la sécurité.

Difficulté pour avoir des crédits, acheter une voiture ou louer un appartement… Car nos revenus sont irréguliers et dépendent directement de clients, et donc du contexte économique… on le voit bien avec la situation actuelle. Donc un retour vers ce qui assure le plus de sécurité – le CDI – lorsqu’on entre dans une phase trop précaire peut devenir non plus un choix mais une obligation.

Temporairement au moins.

Rater des occasions ?

Alors oui, on peut être tenté de se dire que sauter sur un CDI qui passe, c’est prendre le risque de rater un contrat en or. C’est effectivement un risque.

C’est là qu’il faut faire appel à votre bon sens vis à vis de votre situation. Peser le pour et le contre pour savoir si, refuser un CDI, est une bonne idée ou non. Je pense, personnellement, que dans ce type de situation, il faut faire passer sa logique avant son ressenti ; se poser les bonnes questions puis décider.

Quelques exemples de questions que vous pourriez vous poser :

  • Financièrement, combien de temps je peux rester sans mission ?
  • Est-ce que je peux retrouver un client/une opportunité facilement ?
  • Est-ce que je risque d’avoir des dépenses exceptionnelles ? (impôts, crédit, entretien voiture…)
  • Est-ce que j’aurais vraiment beaucoup d’occasions de retrouver un CDI ?

Suivant les réponses à ces questions, faites un choix logique. Si vous avez vraiment à faire ce choix, ce que je ne vous souhaite pas, prendre une décision ne sera pas facile.

Aussi, prendre en compte l’avis d’autres freelances/développeurs peut-être une bonne idée. Je déconseille personnellement de demander leurs avis à vos proches ; c’est très compliqué de juger d’une situation et d’un marché qu’on ne connait pas ou très peu.

Et si vous décidez de rester freelance, quelques conseils ici pour vous aider à trouver un client 😉

Devenir « hybride » ?

Mais, si jamais vous retournez vers le salariat, cela n’implique pas forcément de dire adieu à votre vie de freelance…

Si vous êtes auto-entrepreneur, vous ne payez de charges que sur ce que vous gagnez. Si vous faites 0 chiffre d’affaire vous ne payerez donc rien…

Dans ce cas, un retour temporaire vers le salariat n’est pas une fin en soi. Vous pourriez même profiter de votre période d’essai pour trouver un client en freelance tout en gagnant de l’argent, et rompre cette période d’essai si vous décrochez un contrat. Peut-être pas très éthique mais, hé, l’entreprise qui vous emploiera n’hésitera pas à faire de même pour des raisons financières.

Une fois que le plus gros de la crise sera passé, rien ne vous empêchera de reprendre votre activité d’indépendant à 100%.

Peut-être même que l’avenir des freelances sera encore plus radieux que ce qu’il a été !


Voilà, c’était tout pour cet article et ces quelques réflexions sur le fait d’abandonner ou de garder son statut de freelance en temps de crise.

Et vous, que feriez-vous ? Avez-vous déjà eu à faire ce genre de choix ?

Prenez soin de vous, on se retrouve bientôt pour un nouvel article sur Devenir Développeur Freelance !

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