Les 8 Erreurs du Développeur Freelance

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Les 8 Erreurs du Développeur Freelance

Erreur

Devenir développeur freelance implique prendre des décisions qu’on aurait pas dû prendre avant… Et prendre des décisions implique potentiellement faire des erreurs. En tant que freelance vous ferez des erreurs, c’est une certitude ; je parle en connaissance de cause.

Maintenant, voyons quelles erreurs vous êtes susceptible de faire, et comment les éviter.

1 – Dire oui à toutes les propositions

C’est une erreur très commune, surtout pour les débutants.

Ne sautez pas forcément sur la première occasion qui se présente à vous, mais réfléchissez avant de dire oui. Il y a certains points qui doivent vous faire hésiter avant d’accepter une mission, les voici :

  • Le client négocie trop votre TJM. Soyez conscient qu’en plus de vendre une prestation, vous vendez vos années de formation et d’expérience ; vous avez un savoir que vous ne devez pas brader.
  • Le client n’a pas assez de budget. Dans la même veine, méfiez-vous quand le client a un petit budget, n’acceptez pas par dépit ou par pitié. De plus, les clients avec le plus petit pouvoir d’achat sont parfois les plus exigeants…
  • Le client ne sait pas ce qu’il veut. C’est typiquement le plan foireux qui va vous faire perdre plus de temps en échanges avec le client qu’en temps que développement. Et le temps, c’est de l’argent.

2 – Dire non à toutes les propositions

Paradoxal vous allez me dire ?

Oui et non. De même qu’il ne faut pas dire oui trop vite, il ne faut pas dire non trop vite. Les raisons qui doivent vous faire réfléchir à deux fois avant de dire non sont :

  • Vous manquez d’argent. Dans ce cas là, il serait peut-être judicieux de ne pas refuser toutes les propositions, non ?
  • Vous ne connaissez pas la techno. Et alors ? Je vous renvoie à mon article Accepter une mission sans en connaitre la techno.
  • Vous débutez. Dans ce cas-là, ne soyez pas trop difficile. Vous êtes « en apprentissage » de la vie de freelance, il est bon de sortir de sa zone de confort.

3 – Travailler 70h / Semaine

Un des dangers du freelance, c’est de se dire que, si on est plus indépendant pour le travail (je ne parle pas que du code, mais aussi de l’administratif, etc.), on peut se permettre de travailler plus.

En fait, ce n’est pas une bonne vision des choses.

J’ai moi-même pratiqué ça. Je travaillais parfois les week-end, répondais aux e-mails à 23h ou le dimanche matin, … J’ai aujourd’hui arrêté tout ça.

Il est bon de bien séparer sa vie pro et perso. Ce n’est pas en travaillant plus, à des heures pas possibles, que votre productivité s’en trouvera augmentée, en réalité c’est même le contraire. Mais cela nécessiterait un article entier, alors je vais juste vous donner quelques conseils :

  • Fixez vous des horaires de travail.
  • Ne travaillez pas les week-ends, sauf si : c’est votre rythme de travail / vous êtes en plein rush.
  • Lisez et répondez à vos emails d’un coup, une à deux fois par jour maximum, et pas les week-ends. Perso, j’ai désactivé toutes les notifs d’email, je ne les consulte qu’en semaine, à 11h et 17h.
  • Groupez l’administratif. Faites tout d’un coup en une demie-journée.

4 – Procrastiner…

À l’inverse de la surcharge de travail, vous pourrez être tenté par ne pas travailler assez… Une pause qui se rallonge, s’arrêter de travailler un peu plus tôt pour aller faire telle activité, du temps passé sur Reddit…

Comme expliqué dans la partie précédente, fixez-vous des horaires de travail et tenez-y vous !

Pour cela, il existe des solutions plus ou moins radicales :

  • Fixez vous des objectifs qui prendront l’entièreté de la période de travail.
  • Tenez un journal de vos activités, via des apps comme Toggl, pour vous rendre compte du temps que vous passez à procrastiner.
  • Utilisez des plugins/apps pour vous envoyer des alertes voire bloquer les sites et applis que vous ne devriez pas (trop) consulter pendant vos périodes de travail.

5 – Être désorganisé

Bien, maintenant vous avez lutté contre la procrastination et travaillez réellement, sur une période définie. Travailler, c’est bien, mais travailler efficacement, c’est encore mieux.

Beaucoup d’indépendants ont tendance à travailler sans planifier, en traitant les tâches comme elles viennent. Alors oui, le taf sera fait, mais je vous garantie que ça prendra plus de temps, que vous allez oublier de traiter certaines demandes et que le dev se finira en gros rush…

Pour une meilleure organisation, plus techniques existent, comme les méthodes agiles, que vous connaissez sans doute. Je vous renvoie vers mon article 4 Astuces d’organisation au Quotidien.

6 – Ne pas communiquer assez avec le client

Communiquer avec votre client, c’est très important. Si vous avez un doute, une question, besoin d’une validation envoyez-lui un mail !

Ça serait contre-productif de faire du code, puis devoir recoder la feature plus tard parce que le client se rend compte que ce n’était pas ce qu’il voulait !

Qu’il s’agisse de ce genre de problème, ou si vous vous rendez compte que le projet va prendre du retard ou autre, il est très important de communiquer avec le client.

Et s’il ne répond pas, relancez-le. Vous pouvez même lui dire que ce dont vous avez besoin est vital pour le projet et risque de rajouter des coûts si elle vous fait prendre du retard… Ça le motivera.

7 – Ne pas définir le projet

Ça rejoint le point numéro 1 dans lequel je disais qu’il fallait hésiter d’accepter une mission lorsque le client ne savait pas ce qu’il voulait.

Un projet, pour être bien mené, dans les temps et dans le budget, doit être entièrement défini, du moins le plus possible.

Il n’y a rien de pire qu’un projet sur lequel vous avez très peu d’infos, vous passerez votre temps à courir après le client et à vous arracher les cheveux… Pour ça :

  • Avant d’accepter la mission, demandez le plus d’infos possibles. Vous verrez déjà si le client sait ce qu’il vaut, où s’il vient juste avec un « En gros, j’aimerais faire un Tinder mais pour les animaux ». C’est non direct.
  • Dans la mesure du possible, demandez un cahier des charges complet.
  • N’hésitez pas à parler argent, avant et pendant le projet. Plus on parle euro avec le client, plus il se sent impliqué, bizarrement.

8 – Ne pas penser contrats, devis et cahiers des charges !

Alors c’est peut-être le point le plus important : un accord verbal n’est pas un contrat !

Ça semble bête comme ça, mais c’est une chose à laquelle vous ne pensez pas forcément quand vous débutez. On vous propose un projet, envoie un descriptif par mail avec un budget, et vous vous lancer dedans…

Deux semaines après, le projet est fini mais surprise… Ce n’est pas vraiment ce que le client voulait, et en fait, il n’avait pas 4000 € de budget mais 1500…

Tout mettre par contrats vous évitera les mauvaises surprise de ce genre. Quand je dis tout mettre par contrat, c’est :

  • Le TJM
  • Le nombre de jours vendus (= prix de la prestation)
  • Le travail à effectuer
  • Les modalités de paiement

Je vous invite à fouiller sur le net pour avoir plus d’infos et trouver des contrats type. Si c’est le client qui vous fournit le contrat, relisez-le bien avant de signer.

Conseil super important : il vaut mieux échanger par email qu’au téléphone ; vous aurez des traces écrites de ce qui s’est dit. Si vous échangez par téléphone, envoyez un compte rendu au client en lui demandant un retour pour confirmation.


J’espère que cet article vous aidera à éviter les erreurs les plus classiques. Tous les points que j’ai abordés sont vraiment importants, ne sous-estimez pas les erreurs que vous pourriez faire.

Si vous en voyez d’autres, n’hésitez pas à laisser un commentaire, et si vous trouvez cet article utile, le partage est le bienvenu !

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